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On the professional side

What my students say;

"You have been a fantastic teacher and a friend. My move to France would have been positively awful had I not had such a wonderful tuition by you. You are truly an energetic, interesting person who makes people at ease and comfortable in your company. Thank you for everything, Nikki. (Nikki's own website to help you to move to France; http://frenchentree.com)."

 

"Vanessa is an excellent teacher who makes lessons interesting and fun. Her knowledge of French, French customs and history is second to none and her English is as good as any native. Her teaching methods are extremely motivating and encouraging and I now feel confident in travelling to France knowing I can understand, speak and read the language. Learning French has been a wonderful experience.  Carol, Richmond." 

 

"Vanessa, I just wanted to let you know how the exam [To enter the business school INSEAD in Fontainebleau http://www.insead.edu] went and to thank you for your wonderful teaching. I passed! The standard was a lot lower than how you describe the DELF - but the grammar was quite tough and only the quality of your teaching made it easier than it was. Still I want to say that you are the best teacher I have come across in a long time (and I have had many!). Sanjiv, Boston Consulting Group, London W1."

 

 "Vanessa is a brilliant teacher! Bright and full of energy, she ensures that lessons are captivating and fun. She is also highly organised, so each course – and every lesson within it – is carefully structured to make sure that the many aspects of French language and culture are covered, as well as various ways of learning – for example, reading, writing, listening and speaking. I would whole-heartedly recommend Vanessa to any potential student! Gareth Trew, actor and writer." (To learn about Gareth's publications, check at http://garethtrew.wordpress.com).

 

"I've really enjoyed the lessons so far. Their content has been varied; we've covered a number of different topics. Vanessa is extremely approachable and helpful, and manages to convey things in French in such a way that, even with my limited vocabulary, they are instantly understandable. Michael, Stockwell."

 

 

Business French testimonials

I have been a student of Vanessa for over 3 years. I have without question improved my French greatly, and naturally I am delighted at such personal progress. Each class has appropriate structure, varied content, but with enough flexibility to allow a free-flow of everyday conversational French.

I look forward to continuing with Vanessa in the future, and am very happy to recommend her to prospective students.

 

Yours sincerely,

Allan R Peters

Co-Partner & Owner – Charles Worthington

 

Vanessa is as flexible with scheduling lessons around my workload as she is on the topics we discuss within our lessons. I value and appreciate that.
 
Where Vanessa is not flexible? On ensuring you are streched, little by little, with each lesson. Looking back over three years -
I've come a long way from being able to order a coffee in a cafe and am now starting to increase my confidence in handling materials received from colleagues in France.
 
Happy to recommend this friendly fantastic teacher!
 
Hugh, Consultant at Aon

Translation services

My organisation, Children in Crisis, an overseas development NGO, has enlisted the translation services of Vanessa-George Barraud to translate a number of key documents from English into French. One such document, an External Evaluation Report of our work in Eastern Democratic Republic of Congo (DRC), was widely disseminated in-country, to internal and external audiences, including officials from the Ministry of Education in DRC. The translation of this Report had to be of a high standard, and Vanessa did not let us down; the quality of her translation and her attention to the schedule is excellent. I would have no hesitation in recommending Vanessa to other organisations, development based or otherwise.’’

 

Sarah Rowse, Director of Programmes.

www.childrenincrisis.org

Jeudi 28 août 2014 4 28 /08 /Août /2014 00:10

Aujourd'hui j'ai lu une très belle phrase ;

 

"L'enfant n'est pas un vase que l'on remplit mais une source que l'on laisse jaillir"

 

                                                                                                         Maria Montessori


Par Frenchteacher - Publié dans : PETITE PHILOSOPHIE
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Vendredi 18 juillet 2014 5 18 /07 /Juil /2014 12:35


Cette situation se présente si souvent, malheureusement ! Quand on commence on s'imagine que si on nous a donné une classe de niveau A2 ou C1, cela veut dire que les étudiants ont été testés de manière rigoureuse. Cependant, il y a plusieurs facteurs qui entrent en jeu. Certains étudiants auront peut-être beaucoup de connaissances grammaticales mais de gros problèmes à l'oral. D'autres connaîtront des expressions idiomatiques mais auront tous les temps à réviser. Dans les classes de vrais débutants, il y a des gens qui n'ont pas voulu dévoiler leur réel niveau parce qu'ils ont peu confiance en eux et ont l'impression d'avoir tout oublié. Or une fois dans votre classe ils font peur aux autres étudiants car ils semblent tout savoir. Il y a ceux de langue latine qui auront toujours un avantage par rapport aux anglophones ou aux asiatiques et qui peuvent trépigner d'impatience quand vous expliquez quelque chose qui coule de source pour eux. Et voilà, on vous a collé tous ces étudiants ensemble ! Sans compter que dans les petites écoles les niveaux sont souvent divisés seulement en trois voire quatre ; vrai débutant, débutant, intermédiaire et avancé. Or vous savez combien il y a de choses à apprendre dans chaque niveau. Ce que je détestais le plus dans la dernière petite école où j'ai travaillé, c'était qu'on m'envoyait en classe les étudiants qui pensaient avoir le niveau que j'enseignais et j'étais supposée les tester pendant mon cours ! Bien sûr ils n'avaient aucun point de comparaison avec les autres niveaux et soutenaient la plupart du temps que cette classe leur convenait tout à fait. C'était l'horreur et le client était roi.  

Tout d'abord, face à la différence de niveau, il ne faut pas vous stresser ou pester contre votre collègue qui a fait les tests. J'ai vu des étudiants qui avaient une grande différence de niveau mais qui s'entendaient très bien. Certains sont même amis et refusent à être séparés. Au contraire, d'autres ont exactement le même niveau mais se détestent. Une étudiante américaine m'a une fois suivie jusque dans les toilettes pour me dire qu'elle ne supportait plus la Grecque avec qui je la mettais souvent. Donc le plus important c'est que l'ambiance dans le groupe soit bonne, que les étudiants aient envie de revenir, qu'ils aient tous appris quelque chose à chaque leçon, qu'ils se sentent suivis et encouragés par le prof par rapport à leurs progrès personnels.


Parfois il faut rassurer les étudiants, leur expliquer que la classe convient à tous mais peut-être pour différentes raisons, qu'il y a des différences au début mais qu'elles vont s'estomper après quelques semaines. Pensez surtout à rassurer les débutants qui n'arrivent pas à juger leur niveau par rapport aux autres. Ils peuvent être très impressionnés par quelqu'un qui semble avoir beaucoup de vocabulaire. Or cette personne a un(e) petit(e) ami(e) français(e) et ne connaît que quelques mots. Je me souviens d'un intensif où j'avais d'anciens étudiants qui avaient commencé au niveau débutant et arrivaient au niveau intermédiaire. Ils parlaient lentement mais leur prononciation était parfaite, les notions de grammaire étaient toutes bien acquises. Et voilà que des personnes exterieures ont rejoint le groupe. Elles parlaient beaucoup plus vite et étaient très à l'aise. Je me rappelle le visage terrorisé de mes étudiants. En fait ils étaient meilleurs, les nouveaux ayant tout à réviser, et pourtant les miens voulaient fuir ! Cet intensif s'est finalement très bien passé. Je me rappelle d'étudiants qui ne savent rien et qui après quelques leçons ont presque dépassé les autres. Certains sont juste "rouillés" et ont besoin de se remettre dans le bain, d'autres ont une volonté ou une intelligence extraordinaire. Et puis il ne faut pas oublier le travail du prof qui arrive à faire des miracles ! ;)

Bref, n'allez pas vous plaindre sans cesse auprès de votre directeur pédagogique et surtout ne proposez pas aux étudiants ne changer de classe. Ils peuvent mal le prendre et cela peut se retourner contre vous (mon expérience... le client est roi...). Montrez-vous ouvert(e) et que chacun peut venir vous voir après la classe s'il y a des questions, invitez les étudiants du regard quand ils quittent la pièce avec des "ça va ? Pas de questions ?" Si un étudiant faible est absent à une classe, prenez-le à part lors d'une activité pendant la classe suivante et révisez ce qui a été fait, ne le matraquez pas de questions à son arrivée et laissez-le se réintégrer à son rythme. Si un étudiant faible est absent pendant deux classes agissez : téléphonez pour discuter, proposez une heure de rattrapage.  

 Mais dites-vous bien que cette situation se présentera toujours et qu'il faut faire avec, changer les étudiants de classe n'est pas une solution, qui plus est comme je vous ai dit vous ne pouvez pas savoir comment ils vont progresser. Peut-être qu'il n'y a pas de différence de niveau au début mais qu'elle va apparaître au fur et à mesure des classes.

Alors, que faire ?? Voici quelques suggestions ;

Ecrivez toujours votre objectif de classe en haut du tableau et laissez-le comme un titre pendant toute la leçon. A la fin, montrez le titre de la main et insistez pour dire que c'est l'objectif à atteindre. Vous avez vu beaucoup de choses, les étudiants ont pris plein de notes, ils ont l'impression qu'il y a des tonnes à mémoriser, il y a plein de choses qu'ils ne savaient pas etc. Dites-leur "voilà, pour la semaine prochaine il faut juste savoir faire ça et ça et le
vocabulaire qui est ici". Insistez en disant que la semaine suivante vous allez tout réviser. Et la semaine d'après. Et encore après ! Les premières classes sont difficiles pour les débutants, la leçon est tellement riche ! ils se sentent vite dépassés. Répétez que les premières classes sont les plus difficiles parce que tout est nouveau mais que vous allez progresser doucement, que vous allez beaucoup réviser.

Commencez et terminez toujours la leçon de la même manière et faites intervenir les étudiants faibles à ce moment-là, ils sont préparés aux choses qui se répètent chaque semaine.

Quand vous interrogez les étudiants à tour de rôle, donnez la parole aux meilleurs pour les deux premières fois et écrivez ce qu'ils disent au tableau pour que les faibles comprennent le but de l'exercice. Puis interrogez les plus forts quand tous les autres seront passés et que les exemples les plus simples auront été donnés ; ils devront faire preuve d'imagination.

Aux faibles je demande de décrire les images, compléter des phrases à trous au tableau, je pose des questions simples sur le dialogue etc. Aux plus forts je demande de résumer le texte, argumenter, donner son opinion, expliquer une nouvelle notion, extrapoler.

Trouvez le point fort des étudiants faibles et mettez-le en valeur. Les dictées de chiffres peuvent bien marcher pour certains, félicitez-les devant les autres ; "ah, Paul a encore tout bon !" S'ils font une phrase intéressante, écrivez-la au tableau et faites part de votre admiration. N'oubliez pas de complimentez une bonne prononciation. Je ne taris jamais d'éloges et je fais souvent sourire mes étudiants ; parfait ! magnifique ! sublime ! excellent !

Corrigez les faibles au minimum et encouragez-les à participer, montrez que vous comprenez ce qu'ils disent mais montrez-vous plus exigeant(e) avec les meilleurs. Je reviendrai sur ce qu'il faut corriger mais en quelques mots je dirai que je ne corrige que l'objectif de la leçon du jour ou ce qui a déjà été étudié même si les autres erreurs sont énormes. Si vous corrigez trop l'étudiant est vite découragé. Aussi j'aide les étudiants à s'auto-corriger. Quand ils font une erreur du genre "j'ai allé" ou "mon mère" je fais "pardon ?" en tendant l'oreille ou bien je tousse dans mon poing "hum hum" (les étudiants comprennent vite que c'est le signe d'une erreur et cela les fait sourire). Souvent l'étudiant se reprend de lui-même, les autres peuvent aussi souffler la réponse mais le plus important c'est qu'elle ne vient pas systématiquement de vous. Enfin quand un étudiant dit "je suis allé à le cinéma" vous pouvez dire "et qu'est-ce que vous avez vu au cinéma ?" (Faites une pause d'une mini seconde sur le mot, l'étudiant a entendu la correction mais vous n'avez pas arrêté la conversation pour étudier l'erreur). Je reviendrai sur ce sujet.

J'écris le nom de tous mes étudiants sur une colonne à droite du tableau à chaque classe et quand ils disent quelque chose de bon je donne un, deux, trois points. L'idée est qu'à la fin de la leçon tous les étudiants ont le même nombre de points et les faibles peuvent voir qu'ils ont leur place dans le groupe.   

Pour les exercices ou rôle-plays à préparer en petits groupes, comment faire les groupes ? Je mélange les faibles et les forts car si vous mettez les faibles ensemble ils ne vont rien produire et vont stresser en regardant les autres gratter trois pages de dialogue en deux minutes. Je ne demande pas toujours de restituer tous en commun. Je regarde ce qu'ils ont produit et je choisis un groupe qui a produit le plus intéressant, ou bien je prends les feuilles et je lis des extraits amusants que je sélectionne (souvent l'humour se perd à cause de la prononciation, de la vitesse à laquelle l'étudiant lit etc).


Parfois je donne le texte de la semaine suivante à lire à l'avance mais je ne le fais pas systématiquement car cela dépend comment la classe marche. Observez qui fait les devoirs. Parfois les faibles sont très occupés alors que les meilleurs auront relevé tout le nouveau vocabulaire. Ainsi la différence se creuse alors que vous avez voulu donner un avantage.

Je ne corrige pas les devoirs en classe car c'est une perte de temps par rapport au temps de communication et production personnelle (j'y reviendrai). Mais je passe beaucoup de temps à expliquer les devoirs à faire en fin de classe. Ce qui est évident pour le prof ne l'est pas pour l'étudiant. Ils se retrouvent face à des intitulés d'exercices très compliqués pour quelque chose de simple à faire, il y a du jargon grammatical qu'ils ne connaissent pas, ils ne voient pas l'objectif de l'exercice etc. N'hésitez pas à faire ensemble un ou deux exemples de chaque exercice. Je donne la solution à part et je ramasse les devoirs la semaine suivante pour voir comment ils progressent. Pour les plus avancés, vous pouvez proposer des exercices supplémentaires que vous appellerez "challenge", un texte à lire et à commenter, une dissertation.

N'hésitez pas à poser des questions difficiles aux meilleurs pour montrer qu'ils ont encore à apprendre. Ou donnez-leur une position de prof dans le groupe pour les flatter. Quand un étudiant vous pose une question, tournez-vous vers eux pour voir s'ils peuvent répondre. J'amuse souvent les étudiants en appelant celui qui sait tout mon "chouchou" et quand je montre que je suis très contente d'une réponse, quand je donne trois points à quelqu'un ils scandent tous "chouchou, chouchou !" Vous avez gagné quand ceci est attribué à un faible parce qu'il a réussi quelque chose.  

Et pour finir quand la classe est terminée je suis la dernière à sortir de la salle. Je regarde les étudiants partir, je lance mes plus grands sourires en leur disant "bonne semaine, à mardi !", je me montre à leur disposition s'ils ont des questions. Dans mon regard j'essaie de mettre tous mes encouragements, mon écoute, mes félicitations. Je montre qu'ils peuvent me faire confiance et combien pour moi chaque étudiant est important.

Par Frenchteacher - Publié dans : POUR LES PROFS
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Dimanche 2 mars 2014 7 02 /03 /Mars /2014 17:11

Sur la route, chaque pays a sa mauvaise habitude

Je viens de lire un article amusant sur lexpress.fr ;

"Une étude dévoile le comportement des Européens au volant. Sur la route, les Espagnols klaxonnent, les Suédois téléphonent, les Italiens ne mettent pas tous leur ceinture et les Français... ont peur des autres conducteurs. Ce n'est pas une série de clichés, mais les résultats d'une étude parue ce jeudi sur les petites spécificités des automobilistes européens en fonction de leur nationalité. 

On apprend que 47% des sondés estiment que la Suède est le pays "où les conducteurs se montrent les plus responsables", devant l'Allemagne (26%) et la Grande-Bretagne (13%). Un podium identique dans chacun des sept pays de l'étude.  

Le bonnet d'âne des "conducteurs les moins responsables" revient à l'Italie pour une personne interrogée sur deux, devant l'Espagne (16%) et la France (14%). Les Italiens sont 71% à se placer eux-mêmes en première position.  

Toujours en Italie, 35% des habitants confessent d'ailleurs qu'ils oublient parfois d'attacher leur ceinture, alors qu'ils ne sont que 12% en Grande-Bretagne et 10% en France. 

Les Espagnols, eux, sont 63% à admettre qu'ils "klaxonnent de façon intempestive les conducteurs qui les énervent", bien loin des Suédois (33%) et des Italiens (29%). Français et Allemands, à 67%, ont plutôt tendance à "injurier un autre conducteur". 

Si le cliché d'une démarcation entre conducteurs du nord "vertueux" et automobilistes latins dangereux a la vie dure, l'auto-évaluation des sondés fait apparaître des résultats inattendus. 

Ainsi, 71% des Allemands et des Suédois concèdent qu'ils ne respectent pas toujours les distances de sécurité, contre 50% des Espagnols. 

De même, 46% des Suédois disent téléphoner au volant sans kit mains libres, alors qu'ils ne sont que 24% à le faire en France ou en Espagne. Les conducteurs suédois sont d'ailleurs particulièrement réticents (43%) à une éventuelle interdiction totale du téléphone au volant, contrairement aux Britanniques, aux Espagnols et aux Italiens, qui s'y déclarent largement favorables. 

Autre mauvaise habitude, les Allemands sont ceux qui roulent le plus longtemps sans faire de pauses, avec un trajet moyen de 3h43, contre 2h45 pour les Français et les Espagnols.

Les personnes interrogées, quelle que soit leur nationalité, considèrent que "la conduite sous l'emprise d'alcool et de stupéfiants" est la première cause d'accidents mortels sur les routes, notamment les Français, à 78%. Seuls les Britanniques placent "l'inattention" en première position, devant "la vitesse excessive". Sur autoroute, la vitesse excessive et la somnolence arrivent en tête. 

"L'alcool est un des facteurs de risque sur lesquels il y a le plus de campagnes, ce qui peut expliquer ce résultat", souligne François-Brice Hincker, porte-parole de la Fondation Vinci Autoroutes. 

Pourtant, les Belges sont 25% à déclarer prendre le volant "en étant au-dessus de la limite d'alcool autorisée, sans pour autant ressentir les effets de l'alcool", contre 4% des Espagnols et 3% des Suédois. Ils ne s'interdisent de prendre le volant qu'après une moyenne de 2,8 verres, presque trois fois plus que les Suédois (1,1). 

Dans ce lot d'incivilité routière, les Français cultivent leur particularité : 88% avouent "avoir peur du comportement agressif" des autres conducteurs. En revanche, l'enquête ne dit pas si les Européens ont peur des conducteurs français..."

Petites questions : 

Avez-vous déjà conduit à l'étranger ? Etait-ce une bonne expérience ?

Quel comportement ne supportez-vous pas au volant ? Faites-vous parfois l'une des choses jugées irresponsables citées dans l'article ?

Selon vous, faudrait-il interdire l'alcool dans les stations service ? Et la cigarette en voiture afin de protéger les enfants ? Devrions-nous limiter la puissance des moteurs ?

Quel moyen de transport préférez-vous pour partir en vacances ? Avez-vous fait un long voyage en voiture ?

Avez-vous déjà fait de l'autostop ou pris un autostoppeur ?  

Par Frenchteacher - Publié dans : POLITIQUE/ECONOMIE/PRESSE
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Jeudi 27 février 2014 4 27 /02 /Fév /2014 11:02

Comme vous le savez, je m'intéresse à l'influence de la langue maternelle sur notre personnalité. Les Anglais sont-ils flegmatiques parce que l'expression "c'est un scandale" n'est pas beaucoup utilisée ? Les Italiens parlent-ils avec leurs mains à cause de la musicalité de leur langue ? Je viens de lire un article sur lexpress.fr qui suggère que le sexisme est écrit dans la grammaire des langues. Passionnant !

Voici un extrait de l'interview d'Estefania Santacreu-Vasut par Olivier Monod : 

Vous travaillez sur les liens entre l'importance du genre dans la grammaire et la présence des femmes dans les conseils d'administration. Avec quels résultats ? 

Dans les pays où la langue est très "genrée", seuls 47% des conseils d'administration comptent une femme. Ce chiffre est de 62% dans les pays ou la langue l'est moins. Nous nous sommes basés pour cette étude sur les données de 4300 entreprises dans 45 pays.  

Mais nous ne nous sommes pas arrêtés là. Nous avons étudié la taille des équipes managées par des femmes en fonction de la langue qu'elles parlent à la maison. Il en ressort qu'une femme qui parle une langue peu "genrée" a plus de chances de manager une équipe de plus de 10 personnes qu'une femme parlant une langue qui l'est beaucoup. 

Quelles sont les différences grammaticales entre les différentes langues concernant le genre ?

On classe les langues sur une échelle de quatre niveaux, en fonction de différents critères : existe-t-il des différences entre le féminin et le masculin ? Si oui, existe-t-il un genre neutre ? Le sexe d'une personne est-il toujours précisé ? Un genre est-il attribué à des objets ? 

Certaines langues comme l'arabe ou l'espagnol sont très "genrées", de niveau 4. Quand vous dites "nous" en espagnol, vous dites "nosotros" ou "nosotras" et vous précisez le genre. Ce n'est pas le cas en français, qui est une langue de niveau 3. Au niveau 1, on retrouve l'anglais et le suédois : une table n'a pas de genre en anglais alors que chaque objet a un genre en français. 

Comment expliquer que la grammaire soit corrélée ainsi avec une pratique sociale ?

Il existe deux explications non exclusives. Soit l'on considère que la langue reflète la culture, soit l'on considère que le langage façonne notre manière de penser et de voir le monde - c'est l'hypothèse de Sapir-Whorf.  

Vous avez une préférence pour l'une ou l'autre de ces hypothèses ?

Nous avons étudié la distribution des tâches ménagères chez des couples composés de migrants aux États-Unis. Il ressort que l'implication dans les tâches ménagères est cohérente avec la langue d'origine chez les personnes arrivées aux États-Unis à un âge supérieur à 10 ans. Les personnes arrivées avant 9 ans se comportent comme des anglophones. Ceci est cohérent avec la théorie de la période critique d'apprentissage. Cette théorie avance que le développement du langage a lieu pendant une période critique précoce, autour de l'âge de 9 ans.  

Rassurez-nous, nous ne sommes pas complètement prédéfinis par notre langue ?

Non!  Nous avons vu que l'instauration de quotas pouvait faire augmenter le nombre de femmes en politique. Cela permet de faire émerger une première génération qui sert d'exemple pour la suite. Notre étude sur les groupes multinationaux en microfinance suggère qu'une sensibilisation aux problématiques du genre en entreprise ne serait pas de trop. Enfin, on peut penser que plus les enfants apprendront une langue étrangère tôt à l'école, plus ils seront ouverts sur le monde et auront une vision nuancée des choses. 

Quelques commentaires des Internautes sur cet article :

sofbonita

Changer la grammaire au nom du féminisme ! On atteint des sommets !

Pascaline31

Pour moi, naturellement, sans passer par l'intellect, je suis sensible au manque de termes féminins dans certains domaines, notamment dans le monde des responsabilités. C'est pour cela que je féminise dès que cela est possible : présidente, auteure, cheffe, professeure. Une langue n'est jamais figée, elle bouge dans le temps et avec son temps. Regardez "pharmacienne" sensé désigner la femme du pharmacien. C'est un usage désuet, d'autant plus qu'il y a de grandes chances aujourd'hui que la femme du pharmacien soit avocate, ingénieure, ou autre. Elle n'a plus besoin de son mari pour se positionner socialement. Les femmes ont le tort d'avoir tendance à laisser faire là où ça ne leur semble pas essentiel. Il y a des petits riens qui comptent. Et la façon dont l'on parle de vous, le traitement qui vous est accordé n'est pas un petit rien. Lorsque l'on parle d'une femme comme étant Madame le Président, ou Madame le Juge, cela sous-entend, que le président ou le juge est normalement un homme. Ce qui aujourd'hui est faux.

timtrimm

Débile. L'allemand a un genre neutre, dans cette langue il n'y a absolument aucun équivalent de notre accord avec prévalence du masculin, et pourtant les femmes y travaillent beaucoup moins qu'en France, moins de crèches et inexistence encore largement répandue de structures d'accueil des enfants scolarisés l'après-midi dans les campagnes (survivance des fameux "3 K" : Kinder-Küche-Kirche / les enfants, la cuisine et l'église). Il y en a qui ne savent pas quoi inventer pour se rendre intéressants. Le pire, c'est que quelques excité(e)s de l'extrémisme vont sans doute reprendre le truc ... A quand les Femen urinant devant l'Académie française ?  

Par Frenchteacher - Publié dans : PETITE PHILOSOPHIE
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Mercredi 19 février 2014 3 19 /02 /Fév /2014 18:34

Le 14 juillet,  François Hollande a dévoilé le nouveau timbre Marianne. Pour le président, il est "l’illustration" de la jeunesse. Pourquoi alors certains, dont Christine Boutin, appellent-ils actuellement au boycott de ce timbre-poste ? Parce que son auteur Olivier Ciappa a révélé qu’il avait pris pour modèle Inna Shevchenko, fondatrice des Femen. Il revient sur la polémique engendrée par ce choix symbolique : "Si j’ai choisi Inna Shevchenko comme modèle principal, c’est parce qu’il est évident pour moi que la Marianne de 1789 aurait été une Femen. Parce qu’elle a les seins nus – j'avais d'ailleurs demandé à la retravailler pour qu'on voie davantage qu'elle a la poitrine dénudée mais le processus de sélection était déjà trop avancé. Mais aussi en raison des valeurs qu’elle défend. Les Femen ne militent pour rien d’autre que la liberté, l’égalité et la fraternité. Il n’y avait pas pour moi de meilleur symbole.

Pour ne pas faire trop Femen mais montrer l’inspiration, j’ai transformé les fleurs dont Inna orne ses cheveux par des feuilles d’olivier dans la chevelure de la Marianne de la version verte du timbre. Ce n’est pas une référence à mon prénom ni une question d’ego : c’est simplement que l’olivier est le symbole de la paix. C’est d’ailleurs pour cela qu’on retrouve cet arbre sous la Marianne.

 

Pour le timbre rouge (lettre prioritaire), on voit un petit garçon et une petite fille avec un ballon, jeu traditionnellement de garçons. Les voir jouer ensemble, c’est ça l’égalité. Sans compter que, si l’on regarde bien, le petit garçon peut tout aussi bien être d’origine subsaharienne que maghrébine.

Pour la Marianne, j’ai fait plusieurs tentatives. J’ai essayé de mélanger différentes origines, des traits d’Asie, de l’Europe de l’est et d’Afrique centrale. Mais je ne suis pas parvenu à mêler toutes ces personnalités en un visage. Cette Marianne avait l’air complètement ridicule.

 

J’ai aussi voulu fusionner les traits de Roselyne Bachelot et de Christiane Taubira. Ça ne rendait rien. Mais je me suis rendu compte que, lorsque ces deux femmes politiques discouraient, elles avaient un geste gracieux de la main. C’est pour cela que j’ai intégré une main de Marianne dans le timbre.

 

Cette Marianne est donc un mélange de plusieurs femmes, elle a beaucoup d’Inna Shevchenko, mais aussi un peu de Roselyne Bachelot et de Christiane Taubira. Et elle a les yeux de Marion Cotillard, qui, comme Marianne, représente la France à l’international et est mondialement connue. Mais avant tout, ce timbre représente la jeunesse. Parce que Marianne est jeune, mais surtout parce que ce sont les lycéens français qui ont voté pour ce timbre-là. Quand Christine Boutin écrit sur Twitter "Ce Hollande nous aura tout fait : le nouveau timbre-poste une Marianne inspirée d’une Femen", elle oublie (volontairement ?) que c’est la jeunesse qui l’a choisi.

Je ne sais pas si le président était au courant du modèle, mais ça importe peu puisqu’il n’est pas intervenu dans le choix final. En revanche, les lycéens avaient conscience que cette Marianne était inspirée d’une Femen. Ils savaient aussi que j’en étais l’auteur.

 

Et ils m’ont dit avoir voté pour moi parce que ce timbre était leur préféré, en termes artistiques, mais aussi parce que, pour eux, mon combat était celui de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Qu’autant de lycéens votent pour ce timbre, c’est le plus beau des compliments. À côté, les critiques et les appels au boycott de gens insignifiants ne me font rien."

Et vous, que pensez-vous de ce timbre ?

Par Frenchteacher - Publié dans : POLITIQUE/ECONOMIE/PRESSE
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